Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 12:30
Vous trouverez les photos à l'adresse suivante :

http://picasaweb.google.fr/halfonce

J'essaierai de mettre les vidéos en ligne plus tard.
Par Roger
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 10:36
Varkala-cochin
On quitte les touristes. Le rickshaw est presque à l'heure. Sa machine est récente, il conduit prudemment. On prend une autre route, ce qui fait que je ne pourrai pas photographier l'usine de briques. On arrive à l'heure prévue à Quillon, on prend nos billets de bateau et on part prendre le petit dej.
Retour au bateau, on s'est installé au ras de l'eau, pour ne pas cramer, bien que l'étage soit couvert. Superbe balade, longue, 8h pour 80kms, à faire vraiment. On passe en alternance de boyaux relativement étroits à de grands lacs, parfois ouverts sur la mer. Variété de paysages, d'animaux, d'habitats, un régal. Le moteur, comme tout en Inde fait beaucoup de bruit. Je mets ma sono. Pause déjeuner rapide et c'est reparti. Plus nous remontons, plus les canaux sont couverts de narcisses d'eau. Je devrais dire entièrement recouverts par endroit. Parfois, le bateau s'arrête, met la marche arrière et repart. Peut être pour dégager l'hélice? Je me vois bien dans "african queen". Le mécano descend dans le moteur, je suis. Il débranche la sortie d'une pompe de cale, essaye de souffler dedans, c'est du tuyau de 40, rebranche et repart actionner, la pompe à main,....avec le pied.
On croise de superbes house boat, partie habitation en bambou tressé, groupe électrogène, clim. Plus de membres d'équipage que de touristes. A l'inverse on croise des pirogues chargées à ras bord de terre. Ils avancent avec une perche faite en bambou, voir rapiécée avec 2 morceaux. Très nombreux carrelets de pêche. Bref je me répète un régal, avec toujours les cocotiers en toile de fond.
Vers la fin de l'après midi, on assiste à la toilette et à la lessive. Dans le canal bien sûr. Pour ne pas dénaturer la beauté de la promenade, je ne décris pas tout ce qui se déverse dans ce canal.
Le lavage du linge se fait sans frotter, mais le linge est battu (sans battoir) contre une pierre, jusqu'à ce que, de guerre lasse, la saleté aille s'installer ailleurs.
Nous arrivons à Allepey à la nuit tombante, et filons à l'hôtel qu'on a réservé en début de semaine.
 
Après le petit dej, je prends quelques photos. Le jardinier vient me voir et me donne des explications sur chaque arbre. Et bien, je viens de voir l'arbre à noix de cajou. Moi qui pensais, que tous les apéros, comme cacahuètes, tucs, chips et noix de cajou poussaient en terre! Bon on prend notre rickshaw pour aller à la station de bus. Je le fais arrêter pour prendre en photo la bijouterie. Un mini palais blanc, avec des statues grecques à chaque angle, superbe. Les panneaux publicitaires pour les chaînes de bijouteries sont immenses. Aucun équivalent en France. Dans chaque bijouterie, il y a foule. On a vu çà partout, et à Cochin, où on s'est promené à pied, c'est encore plus vrai. Les grosses bijouteries se touchent, 8 présentateurs, 1 manager, 3 caissiers, et plein de clients. A 10h ou à 20h.
Donc on a pris notre bus pour Cochin, du moins on l'espère. On trouve 2 places au fond. Ne pas prendre la place réservée aux femmes! On constate la vétusté de l'engin, mais enfin de là où on est, on ne verra pas le danger arriver. L'avertisseur fonctionne. Au bout d'un moment, le receveur, s'assoit à sa place, c'est à dire, là ou Patrick était. Il a un don pour çà, comme pour choisir les plats non dispo, ou les vêtements où seule sa taille est manquante. En parlant de taille, mon sac à dos est un vrai sac à dos indien. On peut mettre pas mal de choses dedans, mais une fois que je l'ai eu rempli, je rentre à grand peine dans les bretelles détendues à fond. Je passe sous silence la sangle ventrale, inutilisable!!
Et bien, le bus c'est un bus indien, un moteur bruyant, un échappement encore plus, la carlingue vibrant énormément sous les sollicitations du chauffeur, et des places pour indiens, c'est à dire que Patrick et moi, côte à côte, sommes bien serrés sur notre banquette. Pour mon malheur, le contrôleur est corpulent, et je passe au stade très serré. A la fin du voyage, il me demandera d'aller ailleurs. Vu de l'intérieur, la conduite est identique à ce que nous connaissions. Après un arrêt, une bonne partie des passagers est descendue? On voit la route. Et les nombreux 2 roues, ou voitures d'ailleurs, qui traversent simplement la route, que le bus trace, à fond et klaxon bloqué. Paix à l'âme du malheureux qui calerait, ou trébucherait devant lui.
On arrive néanmoins intacts à Cochin. Un petit tour de rickshaw et nous voilà rendus à notre hôtel. Plein centre, propre et un des moins chers du périple 330rps par nuit (6,6€ la chambre). Heure de départ=heure d'arrivée, on paie pour 24 heures d’hôtel. Original.
L'après-midi, on part compléter ma garde robe à fort cochin. On prend le bateau, traversée 15mns pour 2,5rps.
On jette un oeil au moteur, dont le ralenti est trop élevé, mais çà fait longtemps que le compte tours a rejoint ses ancêtres. On trouve que l'accostage se fait un peu vite, il est surtout un peu loupé. Quelques explications. La bateau (beaucoup moins de bouées que de passagers, mais on doit pouvoir en accrocher plein de petits indiens sur une seule), n'a pas de pare battage, juste un plat-bord en bois. Le quai, en béton, a deux pneus mais moins épais que les poteaux d'amarrage. Donc, dans le meilleur des cas, le bateau frotte bois contre bois, mais le plus souvent c'est bois contre béton, à l'arrivée comme au départ. Les pneus sont impossibles à toucher.
Pour corser la manoeuvre, il faut être 2 pour piloter. Le pilote au-dessus, qui a la barre, et le mécano, à côté de nous, c'est pour çà que je détaille, qui agit sur les gaz ( on-off ), et sur marche avant ou arrière (levier de 1m de long). On peut admirer la tringlerie des renvois puisque le moteur n'est pas couvert. Pilote et mécano communiquent au moyen d'une cloche, mais je n'ai pas réussi à décoder. Marche avant, arrière, point mort, gaz ou ralenti. Comme le mécano ne voit rien du quai à cause de tous les voyageurs, çà explique les accostages folkloriques (30 ou 40 par jour). Au fait, dans le bus c'est le même système. Une corde court au plafond du bus et actionne une cloche à côté du chauffeur. C'est le contrôleur qui s'en sert.
On a vu des bus bondés, où les gens souvent des jeunes restent sur les marches, voir restent agrippés en dehors du bus, le must étant ce bus avec des gens dehors qui double un autre bus roulant. S'il avait du se rabattre, il y aurait eu de l'hommelette! Incredibale India!
Je complète mon trousseau dans le quartier juif de fort Cochin, la partie la plus marrante est quand on discute de la taille des vêtements féminins et que je cherche dans la boutique, une femme ayant des proportions européennes, dira-t-on. Les perruches gloussent!!
On visite le dutch palace célèbre pour ces fresques. Avant de rentrer, Patrick et moi discutons de l'outillage toujours absent en Inde, à part le marteau et l'espèce de pioche-pelle qui fait tout. Là, 2 ouvriers font sauter des briques du pavage. Il y a le marteau, 1 pour 2. Le second tape sur son burin (ou supposé) avec un coude de tuyau de chauffage, vissé sur 10cms de tube. Je vous laisse deviner l'efficacité!
Pas grand chose à voir dans le palais, à part un beau plafond à caissons. Nombreuses peintures de divinités, difficiles à appréhender, malgré les commentaires, tant elles sont chargées. Sauf celles de l'étage inférieur, où on voit Vishnou avec toutes ses mains et ses pieds satisfaire sexuellement ses admiratrices. Là, le pincement des tétons et les caresses sont explicites!
Le peu de fois où j'ai ouvert une bible, je n'ai jamais rien vu de semblable, et je ne pense pas que le Coran ait surenchéri!
Bref, joie des couleurs, joies de la vie, qu'on retrouve chez les indiens en général.
Retour à notre base. Ce soir, le meilleur restau de Cochin. Dixit le guide. Il devait être bon, mais pas bien géré. Il est fermé, nous dit un commerçant d'en face, qui nous conseille un équivalent. Nous y allons, déjà du monde, clim un peu fraîche, super classe. Patrick, fidèle à son habitude, prend un plat (dans les spécialités maison) qui n'est pas disponible. Son plat est spécial, un peu dans le genre de ma salade de fruits aux légumes chaude d'Ooty, mais çà passe.
 
Nuit agitée, les escadrons de la piqûre guettaient et sont entrés en action cette nuit. Bien emmitouflés dans le drap, malgré la chaleur étouffante, on a subit des attaques. Patrick sur les épaules, moi le bras et la main gauche constellés de piqûres. Peut-être des fourmis en plus des moustiques. Heureusement, on ne redort pas là. On repart faire une balade à Fort Cochin. Avec les vendeurs de babioles près de l'embarcadère, on discute politique étrangère de la France, pas de problème de compréhension, avec ou sans little bit. Retour à la cantine, où Patrick persiste dans ses choix impossibles. On essaie de discuter avec le serveur, qui nous dit être de Munnar. Çà fait tilt dans ma tête. Munnar c'est à côté de la province du Tamil Nadu, donc il doit connaître le tamoul. J'explique: lors de la dernière crevaison, pendant la réparation du pneu, j'ai pris des photos de l'ouvrier et du petit jeune qui a prêté la clé de 14. Comme d'habitude, j'ai pensé demandé l'adresse pour envoyer les photos, puis suis passé à autre chose, résultat, je suis parti sans. Mais Patrick a gardé la facture, victoire! Mais elle est en tamoul, nous sommes dans le Kerala, et tous les gens à qui je demande ne savent pas traduire. Donc mon serveur, s'il sait lire (à peu près) le tamoul, ne semble pas savoir l'écrire. Il appelle son collègue, qui en appelle un autre, bref tout le personnel du restau rapplique, et j'ai ma traduction. Alléluia, Vischnou est grand!
Ce matin, on est retourné voir (pas écouter, on ne comprend rien) la messe à l'église St Francis ( où est mort Vasco de Gamma). Il n'y avait pas foule (plus de monde pour voir les fresques (ou frasques) de Vishnou).
L'église est bien éclairée, bien ventilée, bien séparée, hommes d'un côté, femmes de l'autre. Une question sans réponse : au dessus des fidèles, parallèles à l'allée centrale, 2 rangées de tissus épais genre drap, 50cms de haut, sur une corde. Je pense qu'avant les ventilos électriques, ils devaient servir à éventer les ouailles, afin qu'elles ne s'endormissent point pendant le sermon. Pas de traduction en rosbeef de la dernière phrase.
C'est l'heure de la sieste avant l'emballage final.
 
Retour sans problème, l'avion a 1h30 de retard. Normal.
 
Au final, j'ai adoré le pays et les gens. Les paysages à part les côtes et les plantations de thé, ne sont pas terribles. La pollution, y compris sonore est très présente. Quant à la façon de conduire, c'est à mon avis le frein essentiel à une découverte à moto de ce pays.
Par Roger
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /Fév /2008 17:38
Nuit un peu agitée, à cause d'un moustique, qu'on avait pris en notre compagnie sous la moustiquaire. Ce soir, il y aura du gazage!! Surtout qu'on ne veut pas ramener les bombes que Bruno nous a fournies.
On part au petit déj, toujours difficile avant 9h en Inde. Dans certains restaus, le serveur dort encore sur la table. Retour à la chambre, on commence un début de rangement, puis on part faire des photos et Patrick veut se baigner. On navigue dans les petits chemins qui zigzaguent entre les cocotiers, les superbes villas et les cabanes en feuille de palmier. On trouve un reste de route, où sèchent des crevettes, qu'aucun oiseau ou mouche n'approche. Il ne faut pas rouler sur la pêche. Plus loin des tronçons de sable. Nous on passe mais pour le rickshow, qui nous précède, les passagers descendent et poussent à chaque passage. Marrant.
Le peu que j'ai roulé, j'ai des couleurs sur les bras.
La déferlante communiste approche à grands pas, flonflons, hauts parleurs sont hissés le long de la route. Je regrette de ne pas pouvoir ramener un fanion comme souvenir.
Ici comme c'est touristique, le muezzin a une dérogation pour la prière du matin. C'est plutôt vers 8h. Mais ce matin, moi qui pourtant suis religieusement ses mélopées tous les jours, j'ai eu du mal à suivre. A cause des coupures de courant. Soit il n'avait plus le mégaphone, soit le magnéto à cassette s'arrêtait. Je penche pour la seconde solution.
Ce midi, nouveau restau, face à la mer, sous une paillote
( c'est dur la vie ). Avec le vent, une branche de palmier tombe sur la ligne électrique. Belle gerbe d'étincelles, mais Inde oblige, personne ne bouge ni ne va voir s'il y a des dégâts.
Ce matin, palme et noix de coco tombées sur la route, le proprio dans l'arbre la machette à la main. Si en plus il faut regarder en l'air!
On va prendre un petit quatre heures au "le clafouti". Ce sera une spécialité locale : l'apfelstrudel !! Très bon.
Quelques gouttes dans l'après-midi, des coupures de courant régulières.
Ici tous les restaus sont sur le bord de la corniche. Quand je dis le bord c'est le bord. Donc restaus, une allée en pavés de 2m de large pour les rickshaws et les touristes, 1m d'herbe et le vide. Pas de protection à certains endroits et aux autres protections délabrées. Quand il y a des coupures de courant, et qu'on se balade tranquillement sur la falaise, il y a intérêt à pencher coté restau.
Par Roger
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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /Fév /2008 17:38
Varkala
On ne rend les motos que jeudi pm, alors on en profite encore un peu. Prudemment. Ce matin, une moto sort d'une maison, sans regarder, j'ai eu le temps de lever le pied, le repose pied a touché le pneu. Vivement le bateau. On va en ville, je prends des photos des affiches géantes du parti communiste. Ce doit être le seul courant de pensée. On a voulu faire laver les motos hier, mais à 17h, c'était trop tard. Rdv ce matin 9h, bon ils arrivent à 9h15. Fin du lavage prévu pour 11h pour la première. On fait un tour en ville. Ils ont des bananes rouges, en plus des jaunes et vertes. Comme je sais que mon trousseau ne rentrera pas dans mon sac, j'achète un sac à dos. J'évite soigneusement, les grandes marques, pour éviter les problèmes de contrefaçon à la douane. Quand j'ai acheté mon blouson dans la montagne, les blousons Lacoste et Timberland étaient à 8€, le prix du petit logo seul en France. Il y avait un beau blouson Michael Schumacher répliqua, mais avec "Feerari" comme orthographe, pas sérieux. Très beau blouson Yamaha, avec dans le dos brodée une Honda 800 VFR (Yamaha sur le réservoir).
Les motos en réel, sont aussi personnalisées. On a vu des Bullet, avec des logos BMW, des Bajaj, avec Ducati ou Hayabusa sur le réservoir.
A coté de l'hôtel on mate une Enfied nickel, malgré 30000 kms au compteur. Le proprio arrive, on lui explique ( dans notre anglais, le technique çà va, et lui nous comprend très bien, n'en déplaise à notre voisine, la puriste), notre étonnement sur l'état de sa machine. Elle vient d'être refaite à neuf, elle est de 90. Je la démarre. Rhaa, lovely!!!
Ce poum, poum qui semble pouvoir vous emmener au bout du monde. On se regarde Patrick et moi. Poursuite de la discussion, il la vend, 50000 rps soit 1000€. On se regarde Patrick et moi. Si l'intuition féminine existe, nos femmes ont du trembler à ce moment. N'eussent étés les problèmes d'homologation, ( çà je ne sais pas le dire en rosbeef, même a little bit !), je me voyais la ramener par la route. On reste méditatifs tous les 2. Bon, il faut atterrir, on va étudier la question, c'est une partie remise. Vraiment dommage, très belle occasion. J'arrête, je me fais du mal.
Ma moto est nickel, on laisse celle de Patrick, qui ne sera prête qu'à 17h. L'Inde a définitivement aboli les cadences infernales. On mange dans un restau avec vue sur la cocoteraie, petite brise. Il y a pire, comme situation. Paris et son soleil éclatant, dans 5 jours n'est pas encore une réalité. Petite sieste, petits achats, on retourne chercher la machine. Un lavage comme çà, pour moins de 2€, c'est le rêve. Mon linge est aussi revenu du lavage. Je n'ai donné que des tee-shirts noirs, ils sont bien repassés. Pas de surprise, les taches sont encore bien là.
La corniche est une succession de restaus et de petites échoppes. Beaucoup de touristes, que des blancs, certains virant au rouge. Au restau, si on veut du poisson, on le choisit sur l'étal, et on vous le cuit. Chaque restau, un peu important, a son espadon sur l'étal. A la fin de la soirée, tous sont entamés, mais de si peu qu'à ce rythme ils vont faire la semaine. Notre poisson ( on ne sait pas ce que c'était, mais c'était du gros ) était succulent, accompagné de riz à la noix de coco.
 
Par Roger
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Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 18:13
Alleppey-Varkala
Il a fait plutôt chaud cette nuit. On a eu le choix, soit on met le ventilo, mais il fait un bruit d'essoreuse, et on ne dort pas, soit on ne le met pas, il fait trop chaud et on ne dort pas. Patrick était à la table de mixage. Pas de drap de dessus, population moustiquale très présente, une moustiquaire tellement bien étudiée qu'elle repose sur nous. Patrick cherche son drap. Il l'avait sorti à la filature pour le montrer en modèle, apparemment il est resté. Si demain l'Inde met sur le marché, le drap de couchage en soie c'est copyright Patrick. Lui qui en voulait un second, ben il en a 0.
J'ai ressorti mon drap de mon trousseau pour nous 2 et j'ai pris la moustiquaire, résultat on est intact tous les 2. On va retirer de l'argent en ville, voir la plage et les marchands. On part à 11H45.
On a baissé de rythme, il ne reste que 100kms. On achète des bananes pour le repas. On ne voit pas plus de paysage, car la circulation est identique. Ah si. A un carrefour, un édifice genre pièce montée hexagonale, à 4 étages, surmontée par Jésus himself ( peut pas en jurer, le coup d'œil fut fugace ). Et partout autour, des centaines de drapeaux communistes. Pauvre Don Camillo!!
On s'arrête taper la causette dans un magasin Honda.
On arrive tranquillement à l'hôtel où le patron est toujours à son poste, le hamac.
Ma chaîne a tenu. Nous avons fait 3900kms, vitesse moyenne 38,1km/h sans les arrêts. Sarko peut être content, bons petits français.
Mercredi et jeudi, repos, peut être ballade moto, mais light.
 
Je ne vais pas être copain avec notre voisine. Vieux boudin anglais. Je faisais mon compte rendu en écoutant de la musique. Çà faisait 4 fois qu'elle sortait sur notre balcon commun. J'y disais rien, tout à coup elle me sort un "good afternoon", que je prends comme un "bonjour" ou "bonsoir". Je lui réponds un laconique "thank you" pour son aimable souhait, je suis en train d'écrire, pas envie de causer.
-pff, thank you. Elle est offusquée.
- you're french
-yes ( toujours laconique )
-you speak english?
- a little (pas me casser le bonnet, j’écris)
-oh, it's not correct, a little bit.
-a little bit (imaginez l'enthousiasme de ma réponse).
Je rentre, elle n'a qu’à parler avec le mur, a little bit, pour voir si sa réponse est correcte. Si elle me re-cherche, je n'userai que de l'imparfait du subjonctif, pour voir si sa réponse is correct. Non mais!
Par Roger
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 18:00
ooty-alleppey
Bonne nuit, bien au chaud sauf les pieds qui étaient à l'air, le lit est petit, mais les couvertures encore plus. Patrick a entendu le menuisier de la mosquée, moi la sirène d'alarme, mais on est frais et dispos.
A noter, c'est le seul hôtel où les robinets ne fuyaient pas, bon pas de pomme de douche, mais pas de fuite.
On reprend la même route que la veille, des virages pendant 50kms pour descendre dans la vallée. Camion en panne, jeep bien tapée sur le parapet ( un poil de plus et c'est la descente de Kitzbuhel.
On fait nos évitements habituels, mais je commence à vraiment être lassé d'être pris pour cible en permanence.
Je prends tous les virages, klaxon bloqué, pas vite, la route est humide. Je me retrouve face à 2 bus, freinage d'extrême urgence, j'en ai même calé. Pas d'échappatoire, la falaise à gauche, le vide à droite. C'est le bus qui a freiné. Le problème, c'est que 2 ou 3 virages plus loin, ce sera rebelote. Il me tarde d'arriver, on a 300kms à faire aujourd'hui. Plus loin, Patrick double un bus qui déboîte pour doubler, en face une moto. C'est elle qui est allée voir le bas côté.
Je ne peux raconter que des trucs comme çà, on ne peut pas quitter la file des adversaires des yeux, donc on ne voit rien du paysage. Quelque soit, la vitesse.
On traverse Coimbatore, au gps comme d'habitude, puisqu'il n'y a jamais de panneaux. On roule en files serrées. Le cyclo un peu devant moi, décide de tourner à droite. Ils ne se servent pas des rétros (quand ils en ont). Il tend le bras, paf dans mon phare, oui on roule serrés. Il a eu peur, a eu du mal à récupérer sa machine, peut être le poids de son amazone.
Plus loin, un truc qui ne m'était jamais arrivé depuis que je roule. Je double une voiture, klaxon bloqué tout le temps du dépassement, elle double sans clignotant ni rétro. Çà c'est standard et plusieurs fois par jour. Mais quand le flan de son pneu a frotté sur ma chaussure ( et je ne roule pas les pieds en canard ), je me suis dit ( rapidement ) que j'allais aller au tas. Finalement il s'est rangé, mais pour une fois j'ai gueulé. A la pause déjeuner, j'ai photographié ma chaussure en souvenir.
On arrive sur Cochin. 30 kms avant, on sait que le camarade du présidium suprême va passer en ville. Des drapeaux, faucille marteau tous les 10 mètres. Il faudrait que j'en récupère un, en souvenir.
On pousse jusqu'a Allepay, en reconnaissance pour notre retour en bateau.
Chambre sympa, problème de douche, mais on y arrive.
Par Roger
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Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 16:38
 
Suite de l’article du 09 février
 
 
Les hommes ont mis veste et pantalon, certains des chaussures, les femmes se contentent d'une brique ou deux en plus sur la tête. Véridique.
On arrive en ville. Un bus est enlisé jusqu'au moyeu dans une flaque de boue.
J'ai l'impression que Patrick est venu la semaine passée, il tourne à droite, à gauche, on passe le champ de courses hippiques, et nous voilà à notre hôtel. Nous logeons au YWCA soit le Young Woman Christian Association. Bien que nous soyons une association, ni de young et encore moins de women, nous sommes accueillis à bras ouverts, dans cette sorte d'ancien couvent.
On mange et au lit, parce que à 2200m sans isolation, il fait frisquet dans la chambre. Quand je vous disais que les femmes portaient trop de briques. Je suis très loin d'être grand, et bien dans ce lit de jeune fille, ma tête et mes pieds touchent les 2 bouts du lit. Vu la chaleur, je vais dormir roulé en boule.
 
Dimanche 10 février
Ooty
Très bonne nuit, bien au chaud sous les couvertures. Il y a juste, le menuisier de la mosquée qui s'est mis un coup de marteau sur les doigts, et qui a crié un bon moment. Il ne devrait pas travailler la nuit. Petit déjeuner continental. On a de l'eau chaude ( çà n'a pas toujours été le cas ), on a la pomme de douche, mais il manque l'inverseur. Donc douche à l'indienne. Je ne crois pas vous l'avoir expliqué. Dans toutes les salles de bain, il y a un gros seau, 15 litres je pense et un petit pichet 1 litre. La technique est de remplir le seau aux robinets ( 1m du sol ) et de se laver au pichet. J'ai sauté l'étape pichet, pour me verser directement le seau sur moi. Çà mouille!
On part faire une balade dans les montagnes. Le bus qui était enlisé est toujours là. Hier soir, une dépanneuse est venue avec un petit filin riquiqui. Je me suis poussé en me disant, "çà va péter". Çà a pété. Je parie que s'ils le retirent, ils ne combleront pas le trou.
On part dans la boue et les bouchons. Et oui, quelques camions en panne, circulation sur une voie, longue file d'attente arrêtée, mais çà n'empêche pas certains de doubler. Au petit matin, comme çà, la montagne est toute bleue. Ne prenez pas çà pour un compliment. C'est la fumée de tous les moteurs qui ne sont pas chauds et qui font du sur place. On descend vers la vallée. La route ruisselle d'eau, certains morceaux de cailloux ou des blocs de terre sont sur la route, mais personne n'y touchera.
Çà descend toujours, on croise les singes, dont un a été moins malin qu'on ne le dit et est écrasé.
On est à 10 kms du carrefour où on voulait bifurquer, quand Patrick perce de l'arrière. Oui, je commence à le connaître c'est sa marotte.
On descend en roue libre en espérant que le pneu ne déjantera pas. Patrick se tient debout à l'aplomb du réservoir. C'est long. Coup de bol au passage à niveau, pas de trains. Avant la station, un réparateur de pneus. On y va. Ils veulent démonter la roue, on demande qu'ils réparent comme çà, ils ne comprennent pas. Ils sont équipés comme des indiens, c'est à dire à part le marteau rien. Patrick sort les outils de ma moto, à peine met-il la clé sur le boulon qu'elle casse. Un gamin d'une autre boutique vient avec sa clé. Il ne veut pas d'argent, je lui file le reste de notre paquet de lamelles de banane. La chambre est réparée, le gars s'apprête à monter le pneu, on lui montre qu'il est à l'envers.
Finalement, facture en 3 exemplaires avec carbones, de 30 roupies.
En Inde ce sont les rois du papier carbone et des factures en 3 ex.
On part à la station acheter de l'huile. Le mécano, me propose de l'huile 2 temps, puis de l'huile de boîte. Je choisis ce qu'il me faut. J'ai pris la seule station sans auvent, on sue à grosses gouttes. Il est temps de manger. Après ces péripéties, on décide d'écourter notre retour, de ne pas prendre une piste et de suivre le même chemin. En ville le bus enlisé n'est plus là, le trou oui!
Je pars à la recherche d'un cyber. Je retrouve Patrick du côté des jardins botaniques. Lieu de balade du dimanche des Indiens, très beaux jardins. On a des groupes, hommes d'un côté, femmes de l'autre, et des couples formés ou en instance de formation. On passe par le marché tibétain ou je complète ma garde robe. Je vais mettre l'extension de ma 2ème sacoche. Patrick aussi continue ses emplettes, mais lui, le volume de son sac n'évolue pas.
Pour le repas du soir, on essaie un restau très classe, pour hommes d'affaires. On est des hommes et on trimballe des affaires, c'est bon.
Tout est nickel, on a même des assiettes design. Dans la cheminée se prépare un feu de noix de coco. Bémol, on a oublié le guide et les conseils qu'il donne sur les plats à essayer. On commande, au pif. Le serveur, me verse mon coca, un grand cru certainement dans mon verre, Patrick à l'eau doit se débrouiller tout seul. On est dubitatif sur le feu, à force de le rallumer, çà va être un feu d'allumettes. Nos plats arrivent, Patrick des boulettes de piments à la sauce piment, la première bouchée le surprend, et moi une salade de fruits chaude plus haricots, petits pois et pomme de terre, avec une sauce genre marchand de vin sans le vin. Avec noix de cajou et raisins secs. Pas mauvais mais spécial!
C'est au dessert que ça s'est gâté, et qu'on a failli étouffer. Patrick a pris une salade de fruits frais et moi une cassata. Jusque là, tout est normal. on rigolait déjà bien du feu de noix de coco que j'avais dans le dos. Mon blouson RATP avait-il passé les tests de résistance d'un feu de noix de coco? L'an prochain, je me fais livrer 5 stères de noix de coco, pas faciles à ranger. On en était là dans nos élucubrations, quand arrive un couple de musulmans. Je rappelle que nous sommes dans un restau chicos, 7 ou 8 serveurs. La femme est normale, sans les briques sur la tête. Mais lui, est enroulé dans un tapis et il a un passe montagne. Le drame pour Patrick, ils s'installent derrière moi, et l'homme face à lui. Et Patrick, limite d'exploser, quand il me dit qu'il mange mais qu'il a gardé le passe montagne! Et le tapis. Nos essais pour changer de conversation seront vains et le méga fou rire a tenu un bon moment. On se retire et on laisse notre ami en papillote.
Par Roger
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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 14:11
Calicut-Ooty
Notre 3 étoiles était à 20kms de calicut. Une étape de cette taille, çà fait petit joueur, donc on va aller à ooty, dans la montagne. On se présente à 7h au petit déjeuner, qui ne sera prêt qu'à la demie. Bon. Après avoir réclamé 2 fois les toasts, ils arrivent à 8h10. En attendant jus d'ananas et de pastèque. On charge les motos, je refais le plein d'huile. Patrick a nettoyé hier sa roue arrière au shampoing, tant elle était maculée d'huile, suite à un graissage de chaîne très généreux. On règle. Petit problème avec la note, qui fait apparaître du vin. Pendant ce temps Patrick lustre ses chaussures avec l'appareil de l'entrée. Il va être tout beau pour rouler.
La note ou l'inorganisation indienne. On a pris 2 repas, 1 bière et 2 cocas.
Le repas terminé, on a 3 notes, celle de la bière étant à payer immédiatement, les 2 autres avec la chambre. Il y a plus simple.
On part, le gardien nous fait un beau salut militaire. Dans la cocoteraie, un indien descend à grande vitesse le long de son arbre après avoir fait sa cueillette.
On roule, la route principale ne suit pas la carte, il commence à pleuvoir, on nous balade d'avant en arrière, du coup, on prend "l'itinéraire bis", à savoir on passe par ailleurs.
Belle route, les palais disparaissent, les vaches réapparaissent ( pas vu une depuis 2 jours ). On tombe sur le musée du teck. Petite expo, pas très enrichissante mais relaxante pour nos fesses. Par contre, jolis parterres fleuris et bambous géants. Le gardien a bien fait son boulot, les singes ne nous ont rien piqué.
La route monte, un billard très étroit, mais un régal de virages à travers la forêt de bambous. On monte toujours, finis les bambous bonjour le thé. Barrière de péage. A partir de là, la route est pourrie. Il reste 60kms pour arriver, il est 2 heures, on mange vite une omelette. En fait on a mangé notre pain blanc. La route pourrie se transforme en piste détrempée, il a du pleuvoir sérieux et nous montons à 2200m. De la boue, des flaques de boue, Patrick a bien fait de nettoyer moto et chaussures. Le brouillard s'y met, on ne voit pas à 20m.

Article incomplet, suite au prochain numéro.
Par Roger
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 14:07
Palakunu-Calicut
C'est depuis le fauteuil d'Emmanuelle (une pensée pour Raymond Devos et la crise de foi) que j'écris, avec les "zombies" des Cranberries qui hurlent dans les écouteurs, çà détend de la journée de route. Le soleil commence à se coucher, les rouleaux s'écrasent sur la plage de sable fin, les cocotiers ondulent, bref la carte postale.
La journée a commencé moyen, avec une "star ac" d'une petite heure entre 4h30 et 5h30. D'abord, la fille, puis 1 ou 2 gars, Patrick sait, moi je me suis rendormi. Où çà me diriez vous? Mais de la mosquée voisine. Dans la journée, devaient être partis à la plage. Bref on est levé de bonne heure, heureusement que le gardien était prévenu car pour la nuit, il avait baissé le rideau de fer sur l'escalier qui mène aux chambres. A peine partis, nous voilà arrêtés au passage à niveau. 3 trains vont passer, on a eu le temps d'étudier la barrière rafistolée. Chaque train ( ils ne sont pas encore électriques ) qui passe me fait immanquablement penser aux trains de déportés, avec ces gens serrés dans les wagons, sans vitre, juste des barreaux serrés. Brrrr!
On roule, rebelotte, train. On va jouer avec la voie ferrée toute la journée!
On a décidé d'aller voir une filature. Les indications sont maigres. Une vingtaine de kms au nord de......
Je regarde à partir de 15kms, rien. On demande (surtout Patrick ), on nous envoie en arrière, puis à droite, chacun y va de son avis. Finalement on était passé devant. On visite, métiers à tisser manuels. Le guide nous dit employer 300 ouvriers. Essentiellement des femmes. Elles étaient en train de tisser du très joli coton. Quand on voit le prix de vente d'une nappe brodée, on se dit que le prix de l'heure ne doit pas être élevé.
La visite se termine par le magasin, où je me laisse tenter par la fameuse petite nappe brodée, adorable.
Je suis parti, bagages légers, juste un slip sur moi, et je vais revenir avec un trousseau de jeune mariée!
On repart, Patrick cherche à changer des euros. La circulation entre ce matin et ce midi s'est très épaissie, au point qu'on renonce à retourner en ville. On poursuit plein sud.
Les indiens, bien qu'ils ne chiquent pas, crachent en permanence. C'est très énervant, quand on double un véhicule, de se faire arroser la figure. Du coup après un dépassement d'un bus, où je me suis fait bénir, j'y suis allé de mon obole sur son pare brise. Non mais!
Conduite idem jours précédents. J'aurai du prendre la caméra de Virginie, parce que même en le racontant bien, c'est inimaginable si on le voit pas. Je suis un bus ( c'est les plus débiles, il n'y a pas d'autres qualificatifs), virage à droite, sans visibilité ( à moto çà passe ), je double, clignotant et klaxon bloqué, et quand je suis au milieu du bus il déboîte pour doubler un camion. En Inde on améliore son temps de réaction. Ce coup là, le bus a cédé, mais dans l'après midi, il a fallu qu'on sorte.
Autre exemple, le bus d'en face vire d'un seul coup devant Patrick, chaud.
Ce qu'on a du mal à faire comprendre, c'est que c’est  comme çà en permanence, 2 ou 3 fois par kilomètre. En ville idem, camion citerne en face d'un camion de gaz, qui se fait doubler par un bus, cyclistes, piétons, motos, vaches faut se pousser! Je viens de trouver l'analogie: sur les vieux jeux vidéo en 2D, on conduit une voiture vue de dessus, et il faut éviter les objets qui défilent. On a suivi un bus comme çà, vitesse constante, slalom en permanence.
Sinon on est vraiment en région communiste, à fond. Le marteau et la faucille, en pierres blanches dans le goudron, à l'entrée de la ville, je n'avais jamais vu. Autre ville, grande affiche d'un poing levé, Arlette serait contente. Ailleurs, banderole du Che. Et partout, je dis bien partout, des fanions rouges avec marteau et faucille. Patrick m'a pris en photo avec. Peut être une grosse commande pour la propagande russe qu'ils n'ont pas pu payer et qui est restée ici?
 
Vraiment beaucoup beaucoup de très belles maisons, avec de belles couleurs. Superbes ouvrages en fer forgé, portails, grilles de fenêtres....
Par 3 fois, j'ai vu des pubs de bodybuilders. Avant qu'un indien ne soit élu mister univers, il va falloir qu'il en mange du riz.
Anecdote, nous sommes sur la côte de Malabar, voilà qui va faire rire les enfants.
En parlant du riz, c'est effarant les plâtrées qu'ils ingurgitent. On en mange même pas la moitié.
On mange notre plat, comme tous les jours, ici il n'y avait, ni couteau, ni coca, ni pepsi, mes assurances digestion.
Je pensais ne trouver que du pepsi, comme la pdg de la boîte, d'ailleurs plus florissante que coca par le biais des eaux minérales, est indienne, mais on trouve indifféremment les 2.
Je ne me sens pas la force d'attaquer Calicut, surtout qu'avec ces fanions partout, il y a peut être encore une fête. Un complexe sur la plage, on sent bien que çà va être le coup de bambou, mais il y a de la lumière (je ferai un paragraphe une autre fois) et de l'eau chaude.
Demain on redescend de standing.
Patrick vient de m'expliquer que c'est sur cette plage, que Vasco de Gama a débarqué, l'avait bon goût, le bougre!
Et c'est pour payer les royalties pour ses petits enfants, que les chambres sont si chères.
Par Roger
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 13:49
Malpé-Palakunu
Très bonne nuit passée dans un beau drap et on attaque le lot quotidien du motard en Inde, essayer de rester vivant. Today, une variante parmi d'autres. on cherche un réparateur pour la chaîne de ma moto, qui entre parenthèses a le droit tous les matins à son plein d'huile. Donc on ne roule pas trop vite. Et bien un bus me double, normal c'est dans leurs gènes, mais comme il y en en un en face, il se rabat, doucement certes, mais j'avais presque le rétro à l'intérieur du bus, vu qu'il n'y a pas de porte. 100m plus loin, il tourne à gauche. Incompréhensible!!! Ils ne peuvent pas attendre.
Sinon dans le genre pagaille organisée: on arrive à Mangalore. On perd la route principale, et on trace en ville au gps. On doit passer un passage à niveau, mais il est en travaux. On essaye plus loin, il y a un train. Comme c'est une petite voie, genre 2 voitures se croisent en allant  doucement, ils appliquent la technique que j'ai déjà décrite. Les 4 roues restent peu ou prou dans leurs files à l'arrêt, mais j'en ai vu qui déboîtaient pour doubler. Tout ce qui compte 2 ou 3 roues se met en face de la file adverse. On était près des barrières, mais il nous a fallu un quart d'heure pour passer. Et on est resté un long moment sur les rails. Çà nous a permis d'observer, d'une part le transport de la glace pilée, soit en triporteur, soit en camion benne (pas bien propre la glace) et d'autre part la technique du poisson fumé.
Oubliez ce que vous avez lu, sur les emballages de saumon, à Noël. Ici les poissons sont dans des grands paniers en bambou, entreposés dans le triporteur. Comme il y en a beaucoup, les derniers paniers sont sur la ridelle ouverte, au dessus du pot d'échappement. Et c'est un diesel! Et il est vieux et mal réglé! Si le poisson n'était pas mort à sa sortie de l'eau, le passage à niveau, lui aurait été fatal.
A 10 kms de l'arrivée, Patrick double un camion en attente de dépassement par la gauche. Comme je trouve qu'ils ne regardent pas dans celui de droite, quand il est présent, j'attends. Une opportunité de dépassement se présente ( avec mes achats, j'ai élargi une sacoche, donc méfiance ), je double, mais plus de Patrick en vue. Je roule en le cherchant et en regardant le gps qui dit mauvaise direction. Le problème, j'ai le gps, j'ai le guide avec le nom de l'hôtel. J'attends à une fourche, puis décide d'aller chercher l'hôtel. Retour lent au cas où il m'attendrait sur le bord. J'arrive dans une ville, je demande le nom ( jamais indiqué ), je suis au bon endroit, l'hôtel m'étant indiqué plus loin. Je croise Patrick, à qui on a indiqué la ville dans l'autre sens!
Bon le couple est reformé, mais personne n'a vu d'hôtel. On continue un peu, on tombe sur un hôtel quasi neuf, gardien, 2 personnes à l'accueil, plus le personnel de service et nous. Chambre standard à 440 roupies ou 1380 roupies pour la présidentielle. La standard étant propre, avec drap et couverture, on prend. Depuis quelques jours, on s'est aperçu qu'on a presque toujours eu la chambre 207 ou 208. La c'est 208. La présidentielle est la 205.
On passe au restau,1 client plus nous. Ils ne comprennent pas tout de notre commande et on se retrouve avec 2 pâtes au poulet, le poisson de Patrick arrivant après. Heureusement, qu'il se sont trompés, parce que le poisson n'avait que ses arrêtes.
Petite sieste. On part voir une plage et le gigantesque fort qui la domine. On n'a trouvé que la plage, de là on a vu le fort, vraiment très grand. On l'a contourné, pas visité car 2 tarifs indien et indien barre. On a trouvé la route qui y menait. Bonne balade.
On rentre. Depuis qu'on est revenu dans la province du Kérala, adieu les perruches, bonjour les corneilles. Bye bye les saris multicolores et les uniformes des enfants, bonjour, la djellaba noire, le châle noir.
Mosquée dans chaque village. Sur le guide, il est noté de ne pas choquer les susceptibilités sur les plages. Les corneilles ne se baignent pas, il n'y a même pas de vendeur de collier sur la plage. En fait on devait dormir à Udma et on a atterrit à palakunu, donc on est resté en pantalon long sur la plage. On rentrant, on a vu une manifestation, une trentaine d'hommes en rang qui scandaient des slogans, qu'on ne comprenait pas bien sûr, assistée par une voiture avec haut parleurs. À l'entrée de la ville, une sculpture de 2 mètres de haut, une faucille et un marteau, nous sommes chez les cocos, normal, le sol est jonché de noix.
Patrick est parti changer ( essayer de ) de l'argent. Toujours le même scénario, il attend dans la file, on part chercher le chef, puis le chef le reçoit dans son bureau pour lui dire que c'est trop tard. Peuvent pas le dire tout de suite!
Pendant ce temps, j'attends dans la rue, et je regarde cette fourmilière qui bouge. Finalement, il y a vraiment peu de gens qui travaillent. Tout ce monde qui circule, qui discute, qui attend. Beaucoup d'attente.
Au niveau des constructions, beaucoup de très vastes et très jolies villas, presque mini palais, avec balcons, colonnes, parfois dans un parc, parfois au milieu des cocotiers. Pas faciles à photographier.
 
 
Par Roger
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